0

qqchoseacacherLe CHSCT UES AXA IM est témoin d’un nombre alarmant de droits d’alertes déclenchés par les salariés s’estimant victimes d’agissements répétitifs de harcèlement moral et de violence au travail de la part de leur hiérarchie. Jusqu’ici, les élus pouvaient se contenter de laisser la Direction gérer ces plaintes à sa manière, soit en donnant mandat à un cabinet filiale à 100 % du Groupe AXA (le fameux « Pluridis »), ou en signant un chèque pour faire partir les salariés, défendant et même validant les méthodes de la hiérarchie comme « normaux ». Mais le nombre et la fréquence de ces alertes sont devenus ingérables. Avec l’élection en avril dernier, pour la première fois, d’un représentant UGICT- CGT au CHSCT UES AXA IM, les élus qui contrôlent ce comité ne peuvent plus enterrer les affaires au profit de la Direction comme autrefois.

Exemple : en décembre 2014, un salarié a saisi le CHSCT pour dégradation de son état de santé suite aux agissements de harcèlement moral de son responsable directe, en pensant qu’il suffisait de parler uniquement au Secrétaire du CHSCT et au Représentant Syndical CFDT au CHSCT qui cumule son mandat avec celui du Secrétaire du CE. Le Secrétaire du CHSCT a répondu que « nous sommes tous deux en télétravail et cela ne va pas être facile. ». Le Secrétaire du CE a répondu que « je suis hors site toute la semaine ». (On sait maintenant pourquoi ils ont été tellement pour le télétravail!). Par la suite, ces deux Secrétaires ont caché la saisine du salarié aux autres élus, et ont mis à l’ordre du jour du CHSCT un « point de suivi » de l’équipe du salarié, sans mention aucune de son cas ou ceux des autres salariés. La Direction a conclu que les chiffres de Scope sur l’équipe « ne permettait pas de conclure qu’il y a une malaise dans le département », et l’affaire a été close.

Autres exemples : L’Inspecteur du Travail a invité le CHSCT d’examiner plusieurs questions autour de la tentative de suicide d’une salariée en avril 2013, parce que les salariées femmes de son équipe stagnaient en termes d’évolution professionnelle et étaient moins bien payées que les hommes faisant le même travail; le Secrétaire du CHSCT a ignoré nos questions sur la discrimination contre les femmes de l’équipe, estimant que l’affaire était close parce que la salariée est partie avec une transaction; pas sympa pour les autres salariées qui restaient…
Puis il y a l’affaire de l’enquête par un Délégué du Personnel UGICT-CGT à la demande d’une salariée se plaignant de harcèlement moral de la part de son responsable N+2 : la Direction n’a toujours pas expliqué comment le RS CFDT au CHSCT, le HR Business Specialist et le responsable N+2 ont reçu une copie du rapport confidentiel contenant des témoignages en faveur de la salariée harcelée.
Nous voulons connaitre la vérité car cela a eu de conséquences graves pour les salariés de ce département. Nous ne lâcherons pas l’affaire… !

Lors de l’actualisation du Règlement Intérieur l’année dernière, l’UGICT-CGT a demandé l’intégration des exigences de l’accord interprofessionnel de 2010 sur la prévention du harcèlement et de la violence au travail.
La Direction a simplement fait un renvoi vers l’accord, sans pour autant l’intégrer.