Encore de l’unité syndicale chez AXA IM ! L’ensemble des syndicats ont signé l’accord sur la promotion de la Qualité de Vie au Travail (QVT) au sein d’AXA IM. Soucieuse des conséquences des risques psychosociaux comme le mal-être et la souffrance au travail, les tensions psychiques, le surmenage et l’épuisement professionnel, l’anxiété et la dépression,  les addictions ou les troubles cardiovasculaires (….), la Direction s’est engagée à travailler avec les syndicats signataires pour  prévenir et accompagner les risques psychosociaux qu’engendrent ses projets de « transformation » à venir. A notre réunion syndicale du jeudi 1er février 2018, les adhérents du Syndicat UGICT-CGT ont unanimement décidé de participer au dispositif, et notre Syndicat a été le premier à signer le texte qui a recueilli l’approbation de tous les syndicats catégoriel et intercatégoriels au sein de l’UES AXA IM.

QU’-EST CE QUE C’EST LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL ?

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2014 définit la qualité de vie au travail comme un sentiment de bien-être au travail, perçu collectivement et individuellement, qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt au travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué.

LES SYNDICATS SIGNATAIRES ONT REUSSSI À FAIRE INTEGRER LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL DANS LA STRATÉGIE D’AXA IM

Les négociations ont été longues et dures, mais au bout de deux ans et demi  de discussions, les syndicats signataires ont réussi à obtenir suffisamment d’engagements de la Direction pour que la QVT devienne une réalité chez AXA IM. La promotion de la qualité de vie au travail au sein d’AXA IM fait désormais partie intégrante des objectifs stratégiques de l’entreprise.

Pour l’UGICT-CGT, l’accord n’est pas parfait (la Direction veut que la déconnexion deviennent un « devoir » des salariés, alors que nous insistons que c’est un « droit »), mais notre Syndicat estime que le vrai bénéfice pour les salariés se trouvera dans l’application concrète et quotidienne de l’accord. Il ne suffit pas de signer l’accord ; il faut le faire vivre…

Ainsi, voici les points sur lesquels les représentants UGICT-CGT seront particulièrement vigilants dans la commission de suivi du dispositif :

  • La reconnaissance d’une « tolérance à l’erreur » : La Direction s’engage à inciter les managers et les salariés à travailler dans une relation de confiance dans la mesure où « l’erreur » dans le monde du travail peut être une source de stress et de tension. Reconnaitre cette « tolérance » permettra aux salariés de prendre des risques, d’expérimenter de nouvelles façons de travailler, d’innover…
  • Le respect de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée: La Direction s’engage à :
    • préserver des horaires de travail raisonnables ;
    • développer une relation de confiance ainsi que l’autonomie des salariés permettant ainsi la promotion du travail « agile » ;
    • accorder des moments de pause dans la journée ;
    • respecter le droit à la déconnexion des salariés pendant leurs congés et ne pas les solliciter en dehors des plages prévues par l’entreprise (en soirée, le week-ends, les vacances et  jours fériés) ;
    • anticiper des délais réalistes pour les différents projets, en définissant clairement les priorités et en ne cédant pas au « tout urgent » ;
    • laisser les salariés prendre leurs jours de congés dans l’année et veiller à la prise de congés (au moins 2 semaines consécutives par an) ;
    • créer un climat dans lequel les salariés peuvent échanger avec leur manager sur leurs problèmes d’équilibre des temps de vie ;
    • faire un point spécifique sur la charge de travail et l’équilibre avec la vie personnelle pendant l’entretien annuel.
  • L’application des bonnes règles d’organisation et de participation aux réunions : La Direction s’engage à :
    • planifier les réunions au moment où la majorité des participants concernés peuvent être présents et pendant les heures permettant de respecter le meilleur équilibre entre travail et vie privée (en dehors des situations d’urgence ou des activités spécifiques) soit en 9h00 et 18h00 ;
    • promouvoir l’usage des audio et visioconférences ;
    • ne pas considérer toutes les réunions comme obligatoires : déléguer en respectant les délégations données et reçues ;
    • privilégier les réunions courtes ;
    • respecter les fondements d’une réunion efficace : objectif clair, ordre du jour prédéfini, participants réellement concernés, concentration (aucun emails ou appels téléphoniques pendant la réunion), respect de l’heure et du temps prévus, rédaction rapide et systématique d’un relevé de décisions.
  • La pratique d’un usage raisonné du mail : La Direction s’engage à sensibiliser des managers sur des bonnes pratiques, tels que :
    • ne pas céder à l’instantanéité de la messagerie : gérer les priorités, se fixer des plages pour répondre ;
    • limiter l’envoi de mails après 20h00 ou le week-end (sauf relation avec l’étranger le nécessitant) ;
    • configurer l’envoi différé des mails le soir et le weekend ;
    • mettre un message automatique d’absence et faire un renvoi vers la personne en charge pendant la période d’absence ;
    • l’envoi d’un mail tardif ne nécessite pas une réponse de la part du collaborateur en dehors des horaires et périodes recommandées ;
    • rester courtois, écrire de façon intelligible et ne mettre en copie que les personnes directement concernées ;
    • favoriser, lorsque cela est plus adapté, la rencontre directe ou l’échange téléphonique ;
    • être capable de se déconnecter et de ne pas regarder ses mails durant la soirée, le weekend et les vacances.
    • Dans ces domaines, le manager devra être exemplaire.
  • L’accompagnement en cas de retour de longue absence autre que la maladie : Pour le retour des salariés suite à une longue absence pour motif personnel ou familial (absence de plus de 6 mois : congé maternité, congé parental, congé sabbatique…), la Direction s’engage à organiser un entretien professionnel afin de faire un point avec son manager sur ses perspectives d’évolution professionnelle et ses éventuels besoins de formation.
  • La tenue d’entretiens annuels individuels permettant d’aborder le droit de déconnexion : La Direction s’engage à faire respecter le droit de déconnexion des salariés. Le manager s’assurera notamment que la charge de travail est en adéquation avec le temps de travail, la prise régulière des congés ainsi que le temps consacré par les collaborateurs à la formation professionnelle. Les managers seront particulièrement attentifs à la variation de la charge de travail des membres de leur équipe pouvant notamment être induite par l’évolution des activités.
  • La prise en compte de l’évolution des organisations : La Direction s’engage à réduire au maximum les risques d’incertitude pour les salariés subissant les réorganisations et de sécuriser le processus de changement dans les différents temps de sa mise en œuvre : En cas de réorganisation ou changement de métiers, la Direction s’engage :
    • en amont de la décision, à réaliser une étude d’impact organisationnel sur le département concerné afin d’anticiper les besoins des salariés ;
    • en fonction de l’importance du projet et de ses impacts, à consulter des instances de représentation du personnel, et non pas à se contenter d’une simple « information » comme par le passé ;
    • une fois la décision prise, à communiquer auprès des salariés les raisons de la réorganisation, les évolutions induites, la place de chacun dans la nouvelle organisation, le rétro planning de mise en œuvre , et à mettre en œuvre d’une formation pour permettre aux managers de communiquer dans les meilleures conditions auprès de leurs équipes et être en mesure d’accompagner au mieux le changement.
    • après la mise en œuvre de la nouvelle organisation, à réaliser un suivi auprès des instances représentatives du personnel et à procéder aux ajustements nécessaires.
    • En cas de réorganisation importante concernant un grand nombre de personnes, un accompagnement en matière de  « conduite du changement » sera mis en œuvre par une société extérieure.
  • La sensibilisation à l’amélioration de la qualité de vie au travail : La Direction mettra en œuvre des actions de sensibilisation en lien avec la médecine du travail sur divers sujets liés au bien-être au travail : techniques de relaxation, respect du cycle de sommeil, nutrition, gérer son énergie, gestes et postures, ergonomie, maitrise de soi et prise de recul, prévention des addictions…
  • L’organisation d’évènements en lien avec le «  bien-être au travail » : La Direction organisera des actions en lien avec le bien-être au travail en faisant notamment intervenir des spécialistes de la relaxation et du bien-être au travail : bonnes pratiques, massages, techniques de relaxation, sophrologie …
  • Favoriser la conciliation vie privée et vie professionnelle des salariés aidants ou en situation de handicap : La Direction s’engage à :
    • Attribuer 3 jours de congés par an (pouvant être pris par demi-journée) aux salariés « aidants » afin de leur permettre de se rendre plus facilement disponibles pour s’occuper de leurs proche faisant face à une maladie d’une particulière gravité ou une situation de handicap.
    • Attribuer 3 jours de congés supplémentaires par an (pouvant être pris par demi-journée) aux salariés qui réalisent des démarches de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) pour la première fois ainsi qu’à ceux désirant renouveler leur demande de RQTH, au cours de l’année où sont réalisées les démarches administratives en lien avec la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et les démarches médicales en lien avec ce statut.
  • La mise à disposition d’un service de soutien et d’accompagnement des salariés : La Direction mettra à la disposition des salariés rencontrant des difficultés personnelles et/ou professionnelles un nouveau service d’accompagnement assuré par un psychologue du travail dédié aux salariés de l’UES Axa IM, tenu au secret professionnel et au respect de la confidentialité. Des entretiens en face à face seront pris en charge par AXA IM dans la limite de 10 entretiens par an et par personne.
  • La prévention et la gestion des situations de harcèlement au travail: La Direction fera une communication au minimum annuelle,  effectuée auprès de l’ensemble des salariés sur l’existence d’une procédure d’identification et d’enquête destinée à identifier et traiter les actes de harcèlement moral et de violence au travail.

LES REPRESENTANTS UGICT-CGT SERONT DANS LA COMMISSION DE SUIVI QVT UES AXA IM AFIN DE VEILLER A L’APPLICATION EFFECTIVE DE CE DISPOSITIF

Selon les termes de l’accord auxquels le Syndicat UGICT-CGT UES AXA IM souscrit, la mise en place de cette démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail repose sur l’implication ainsi que la participation de l’ensemble des acteurs de l’entreprise, chacun apportant des compétences complémentaires en la matière.

Chacun des salariés participe, quel que soit son positionnement dans l’entreprise, à la qualité de vie au travail tant pour lui-même que pour le collectif de travail en adoptant une attitude bienveillante et constructive dans les relations avec ses collègues et avec son management.

Si vous constatez des situations individuelles ou collectives à risque, n’hésitez pas à contacter un représentant UGICT-CGT.

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