Pour la représentation et la défense de tous les salariés Ingénieurs, Cadres et Technicien-nes des sociétés de l’UES AXA IM

Jour : 9 octobre 2020

Tout pour la Direction, des miettes pour les salariés : pourquoi l’Ugict-CGT n’est pas signataire du nouvel accord Axa IM sur le télétravail ?

L’Ugict-CGT est par principe toujours favorable au télétravail, car c’est bien évidemment une forme moderne d’activité qui permet, à ceux qui le souhaitent, d’améliorer grandement leur qualité de vie, mais… le télétravail ne doit pas se faire au rabais. Les sections syndicales majoritaires chez Axa IM, contrôlées par leurs appareils respectifs dans le Groupe, viennent d’annoncer qu’elles avaient signé avec la Direction un nouvel accord sur le télétravail. L’Ugict-CGT estime que c’est un très mauvais « accord », en réalité une simple proposition unilatérale de la Direction qui n’a pas été substantiellement modifiée après pas moins de 6 séances de « négociation ». De plus, les sections syndicales majoritaires qui ont validé cet accord n’ont rien « obtenu » de plus que ce que la Direction était de toute façon obligée de nous donner pour pouvoir libérer les étages réservés au GIE. C’est un « accord » qui fait supporter aux salariés les économies réalisées par l’employeur, soit environ 5,6 millions d’€ chaque année, dont seulement 20€ par mois seront reversés aux salariés au titre du télétravail. C’est également un « accord » qui ne donne aucun moyen matériel aux télétravailleurs. En effet, la revendication portée par l’Ugict-CGT pour la fourniture à domicile d’un package de matériel pour tout télétravailleur qui en ferait la demande (station d’accueil ou « docking station », moniteur PC, clavier, souris, siège ergonomique), a été rejetée par les signataires. Et c’est enfin un « accord » auquel tous les salariés doivent contribuer, en subissant obligatoirement les inconvénients du travail nomade (c’est-à-dire le “flexwork” ou, en novlangue, les “New Ways of Working”), mais dont le seul avantage – le télétravail – n’est pas ouvert à tous : le principe du « double volontariat », dont les sections syndicales majoritaires signataires font la publicité, est en réalité un blanc-seing donné à la Direction pour accepter, refuser, modifier, conditionner ou même pour supprimer à n’importe quel salarié la possibilité de télétravailler, et de le faire comme bon lui semble et de façon arbitraire. L’accord dont les signataires vantent autant les mérites au travers de leurs tracts n’a aucun intérêt autre qu’économique: il s’agit pour AXA IM de libérer de l’espace et de réduire les coûts au détriment des conditions et de la qualité de vie au travail des salariés. Le nouvel accord qui vient d’être signé ne s’applique même pas immédiatement. Il s’appliquera seulement « à l’issue de la crise sanitaire liée au Covid-19 et à l’alternance des équipes bleu/rouge », c’est-à-dire au plus tôt à compter de janvier 2021. Pourquoi alors s’empresser de signer un tel accord aujourd’hui ? Ce qui est paradoxal (mais c’est souvent comme cela, malheureusement), c’est que les sections syndicales majoritaires qui s’étaient ralliées à la position de l’Ugict-CGT au CSE du 23 septembre 2020 (il y a donc seulement deux semaines !) pour donner un avis unanimement défavorable à cet accord, sont les mêmes qui aujourd’hui apposent leurs signatures sur ledit accord! Les salariés ne seront pas dupes…

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Date limite imposée au 31 octobre 2020 par le CSE Axa IM pour le dépôt des factures de la Subvention Loisirs & Vacances: l’Ugict-CGT demande le report de cette date limite à fin décembre, comme les années passées!

De plus en plus de salariés se rendent compte que la décision des sections syndicales majoritaires au CSE de fixer la date limite au 31 octobre 2020 pour le dépôt de leurs factures de la Subvention Loisirs & Vacances leur est très pénalisante. Depuis plus de 20 ans, les salariés d’AXA IM pouvaient, chaque année, déposer jusqu’au 31 décembre leurs factures afin de bénéficier de remboursements. Pourquoi avancer soudainement la date limite de 2 mois, précisément l’année où les salariés ont plus de difficultés pour solder leurs droits? N’avons-nous pas déjà été suffisamment pénalisés par la pandémie Covid, par le confinement et par toutes les restrictions sur les activités des loisirs ? Est-ce parce que les comptes 2019 du CSE, présentés le 30 septembre 2020, ont fait apparaître pour la première fois de leur histoire un déficit de 200.000€ ? Les sections syndicales majoritaires qui contrôlent le CSE veulent-elles rendre le remboursement des factures plus difficile, en avançant la date limite de dépôt de 2 mois, dans le but de rééquilibrer le budget 2020, qui risquait peut-être lui-aussi d’être à nouveau déficitaire ? Ou bien souhaitent-elles tout simplement « bosser » le moins possible ? L’Ugict-CGT estime que leur décision est totalement arbitraire, et nous sommes le seul Syndicat à demander que soit réinstituée la date limite du 31 décembre, comme les années précédentes. Depuis les dernières élections professionnelles d’Axa IM en février 2019, à l’issue desquelles notre Syndicat avait reçu le soutien de 12,7% des salariés, certains ont fait courir le bruit que l’Ugict-CGT était à l’origine de tous les maux au nouveau CSE, mais les salariés ne seront pas dupes : Les sections syndicales majoritaires contrôlent tout et doivent assumer leurs décisions. Et ce n’est pas parce que l’Ugict-CGT est minoritaire qu’elle acceptera de se taire…

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