Avant la loi Macron, le Comité d’Entreprise avait pour objet d’assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production. L’employeur devait pour cela informer régulièrement le comité et le consulter sur certaines questions relevant de ces domaines. Mais depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance n°2017-1386 du 22 septembre 2017 qui fusionne les institutions représentatives du personnel (IRP), le 1er janvier 2018, toutes ces instances de représentation du personnel sont supprimées et une partie de leurs pouvoirs sont transférer au nouveau “comité social et économique” (CSE). Si ce CSE aura toujours la responsabilité de distribuer les subventions des Activités Sociales et Culturelles (ASC) des salariés, il aura également le pouvoir de valider des décisions de la Direction qui primeront sur la Convention Collective et les clauses des contrats de travail individuels des salariés. L’actuel PSE Axa IM a été conçu dans ce nouveau cadre légal du travail, soutenu et voulu par une certaine organisation syndicale. Fini les bonbons et les chocolats, les cocotiers, les GO du Club Med chez Axa IM. Passons aux choses sérieuses…

LE VOTE POUR LE FUTUR CSE AXA IM SERA BEAUCOUP PLUS SÉRIEUX QUE PAR LE PASSÉ

Depuis plus de 20 ans, les salariés votent massivement pour un seul syndicat qui détient exclusivement les clés du Comité d’Entreprise et qui valide toutes les décisions de la Direction sur les emplois et les conditions de travail des salariés d’Axa IM.

Avant la Loi Macron, l’impact de cette « pensée unique » des salariés d’Axa IM était limité dans la mesure où les accords d’entreprises ne pouvaient être plus favorables qu’aux dispositions des accords et conventions de branche professionnelles, à celles du Code du travail et aux contrats de travail individuels des salariés.

Maintenant, les accords entre la Direction et les syndicats votés majoritairement au sein de l’entreprise priment. Ils peuvent changer ou supprimer votre emploi, augmenter votre temps de travail, diminuer votre salaire…, et en cas de contestation vous pouvez être licencié pour « motif réel et sérieux », sans même un recours au Conseil des prud’hommes.

Le futur CSE va faire beaucoup plus qu’une agence de voyage ! (pour Rappel, ils n’ont jamais voulu nous donner le  listing des voyages pour vérifier si la règle de 2 voyages maximum dans l’année pour chaque salarié était correctement appliquée).

CHEZ AXA IM, LA RENTRÉE EN VIGUEUR DE LA LOI DE TRAVAIL MACRON A OUVERT LA PORTE À UN PLAN DE SUPPRESSION DES EMPOIS LOURD, ALORS QUE L’ENTREPRISE EST HYPER-RENTABLE

Effectivement, depuis l’annonce du 18 juin, la climat social est assez tendu car certains salariés ont été approchés par leur hiérarchie pour les pousser à partir bien avant que la Direction d’AXA IM ait entamé  les négociations avec les représentants du personnel. Les salariés sont en attente de retour de négociation pécuniaires.

Rassurez-vous, nous ne sommes qu’à la page 2, c’est à dire au sommaire du cahier de proposition de négociation.  Mais sachez que l’Ugict -CGT participe activement aux négociations a tel point que l’inspection du travail a été mise au courant dès le 11 juillet que certains managers faisaient pression sur des salariés  afin de les contraindre à opter pour le plan.

La commission des PSE de l’inspection du travail a déjà fait recadrer le projet en demandant à la Direction que ce plan de départ autonome ne devait pas se faire sous la contrainte mais avec le plein consentement des salariés : donc on ne peut pas vous obliger à opter pour le plan; si tel est le cas, rapprochez vous d’un de nos représentants pour faire remonter le problème à la direction ou/et l’inspection du travail.

Un PSE ne se négocie pas comme un activité sociale et culturelle car il y a un impact réel sur l’emploi.

Les salariés doivent aussi se poser une série de questions avant de se lancer dans un plan qui risque, à moyen terme,  de les mettre dans des situations inconfortables. Avant de vous lancer pesez le pour et le contre, même pour les projet de création d’entreprise qui peuvent être rejetés car analysées par le cabinet ALTEDIA.

LE PSE AXA IM N’A AUCUNE JUSTIFICATION ÉCONOMIQUE, MAIS SEULEMENT DE FAIRE GAGNER 100 MILLIONS D’EUROS PAR AN SUPPLÉMENTAIRES À L’ACTIONNAIRE D’ICI 2020

l’Ugict CGT ne comprend pas les motifs réels de ce PSE déguisé en PDV. La société n’a jamais été aussi bénéficiaire et l’on se cache derrière la compétitivité ( Loi Macron oblige !) pour justifier ce projet de PDV.

1/Raison économique : réduction de coûts

D’après les premières réunions,  le PDV tel qu’il nous a été présenté cible la suppression d’emplois qui sont les moins rémunérés, donc ou sont les économies en terme de masse salariale quand un bon nombre représente des assistantes, sachant que des départs négociés ont eu lieu en 2017 et  évidemment ceux ci ne font pas partie du plan car la convention collective était plus avantageuse.

2/ Compétitivité.

Certains élus majoritaires veulent que la Direction compare AXA IM,  en terme de Cost Income  Ratio,  aux sociétés de gestion de portefeuille telles AMUNDI, BLACK ROCK, Etc. La direction leur répond : AXA IM est 19ème en 2017 contre 15ème  en 2012. Or les représentants de l’Ugict-CGT aux comités d’entreprises rétorquent qu’il n’y a pas de comparaison possible puisque le modèle AXA IM est différent des autres sociétés de gestion.

En effet, AXA IM gère environ 80% des actifs du Groupe AXA, et 20% pour des clients externes, alors comment pouvons nous parler de compétitivité si notre client principal n’est autre que notre société mère ? A moins que le  groupe AXA veut nous enlever ses actifs pour les donner à d’autres sociétés de gestion ou aux filiales du Groupe(?) ou nous vendre (avec le moins de masse salariale possible) , soit nous limiter à gérer certains actifs porteurs et donc réduire le plus possible la masse salariale (?). Ce sont des questions que tout salarié se pose.

Cela fait plus de 20 ans que nous entendons les différentes  directions dire:  nous allons faire de la gestion pour compte de tiers. En 2018, nous en sommes encore là !

 

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