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Au CE du 17 décembre 2018, la Direction d’Axa IM a consulté les élus sur sa politique sociale lors de l’année écoulée : “DEFAVORABLE” les représentants du personnel ont-ils répondu à l’unanimité. Tout en marquant son accord et son appui à l’avis commun sur le volet collectif, rédigé et prononcé pour toute l’instance, l’Ugict-CGT a ajouté un avis sur le traitement des multiples cas individuels de souffrances au travail qu’elle a dûment signalé à la Direction en 2018 : A chaque fois, la Direction Générale a insisté que « l’interprétation faite par le salarié des événements relatés ne correspond nullement à la réalité », suivi d’un épilogue sur des prétendues “insuffisances professionnelles” des intéressés et la nécessité de mettre en place à leur égard un “plan d’amélioration de la performance”. Aucune écoute, aucune enquête, le salarié a tout faux et la Direction est parfaite — voilà la politique sociale réelle d’Axa Investment Managers. Heureusement, le CHSCT a répondu à l’appel, dans un cas pour l’instant, et une enquête paritaire CHSCT diligentée à l’appui de l’Ugict-CGT a été engagée et est en cours. Les résultats seront communiqués prochainement.

CE UES Axa IM du 17 décembre 2018 :

Avis Ugict-CGT sur la politique sociale de l’entreprise

Au delà de l’avis unanimement DÉFAVORABLE du CE et des syndicats, en particulier de l’Ugict-CGT, sur le volet collectif de la politique sociale de la Direction d’Axa Investment Managers, nous tenons à ajouter des précisions sur l’aspect de cette politique visant le traitement des cas individuels des salariés en souffrance au travail.

Lors de l’année 2018, les représentants de notre Syndicat ont déclenché 3 droits d’alertes au titre des dispositions légales applicables en cas de souffrances au travail. Tous les 3 sont dans le Business Unit “COO : Global Operations” ; 2 sur 3 sont chez Technology ; 2 sur 3 appartenant à des catégories professionnelles  impactées par des suppressions de postes du PDV ; 2 sur 3 tiennent au non-respect par la Direction de la procédure d’escalade de l’entretien d’évaluation professionnelle et de l’article 77 de la convention collective ; tous les 3 tiennent essentiellement à l’imposition  d’ objectifs professionnels irréalistes, tout en privant le salarié de moyens sérieux à l’accomplissement des missions confiées, poussant le salarié à la faute et l’accusant gratuitement d’ « insuffisance professionnelle ».

Dans un cas, un salarié s’est fait critiquer pour ne pas avoir systématiquement contrôlé en continu le rangement des chaises autour des tables des salles de réunion des étages 1 à 15. Son responsable hiérarchique N+2 et la DRH ont confirmé leur critique à l’encontre de ce salarié et l’ont invité à améliorer sa performance.

Dans un autre cas encore, un salarié s’est fait critiquer pour ne pas avoir mis en place un reporting sur la base d’un outil informatique qui n’était renseigné d’aucune données. Le responsable hiérarchique N+2 et la DRH ont encore une fois confirmé leur critique à l’encontre de ce salarié et l’ont invité à améliorer sa performance.

Dans un autre cas enfin, un salarié s’est fait retirer son travail parce qu’il avait exprimé ses doutes sur l’adéquation des moyens (budget financier et temps) qui avaient été alloués à son projet. Le responsable hiérarchique N+2 et la DRH ont une fois de plus confirmé leur critique à l’encontre de ce salarié et l’ont invité à améliorer sa performance….

Pour chaque saisine motivée, la Direction a immédiatement répondu, sans aucune investigation conjointe et préalable, que « l’interprétation faite par le salarié des événements relatés ne correspondait nullement à la réalité ». Puis elle s’est livrée à épiloguer sur les prétendues “insuffisances professionnelles” des salariés alors même que ces derniers se plaignaient de situations de souffrance au travail. Puis la direction a insisté sur la mise en place d’un « plan d’amélioration de la performance », tout en affirmant la totale perfection de la ligne managériale et de celle de la DRH.

À aucun moment la Direction ne s’est mise en position d’écoute, d’investigation, de compréhension : les demandes d’enquêtes sur les situations de souffrance au travail sont systématiquement refusées.

Ceci nous rend perplexes, dans la mesure où la Direction Générale a reçu les représentants de notre Syndicat en avril 2018 à ce sujet et nous a incité à remonter tout cas rencontré, faisant signe d’ouverture.

Mais l’expérience depuis lors nous a démontré une volonté contraire : « Les conditions permettant d’engager une enquête ne nous semblent pas réunies », a répondu de manière identique la Direction d’Axa Investment Managers dans chaque cas de figure.

La politique sociale d’Axa Investment Managers est une politique de l’autruche, et les salariés en paient les frais par la multiplication des accidents de travail dus au sur-stress, à l’anxiété et à la dépression.

Heureusement, certains élus du CHSCT ont récemment répondu à l’appel, dans un cas pour l’instant, ainsi obligeant la Direction, enfin, à faire face à ses obligations d’enquêter sur une situation de souffrance au travail dûment signalée par un salarié selon les dispositions légales que la Direction ne peut désormais pas ignorer. Une enquête paritaire CHSCT a été engagée et est actuellement en cours, les conclusions seront communiquées prochainement.

Nous ne pouvons pas non plus oublier la souffrance des salariés dont le poste est supprimé. Les managers leur mettent une pression constante pour les pousser à opter pour le Plan de départ volontaire : le caractère volontaire du PDV n’est donc pas respecté.

D’autres salariés, actuellement en arrêt ou se tenant en activité jusqu’à l’épuisement, sont en attente d’un examen sérieux de leur griefs et d’une solution à leur souffrance. Le Syndicat Ugict-CGT restera à leur côté et continuera à défendre leur situation.

Ensemble, nous pouvons améliorer les conditions d’exercice de nos métiers chez Axa IM. Il ne faut pas que les salariés perdent espoir, ni baissent les bras.

Il est grand temps que la Direction se mette à l’écoute de ses salariés et de leurs représentants du personnel.

Dans cette attente, l’Ugict-CGT rend un avis DÉFAVORABLE à la politique sociale d’Axa IM sur 2018 comme elle l’a déjà manifesté plusieurs fois durant l’année écoulée.

L’UGICT-CGT DEMANDE À LA DIRECTION DE CHANGER LE CAP DE LA POLITIQUE SOCIALE DE L’ENTREPRISE ET DE SE METTRE EN POSITION D’ECOUTE DES SALARIES ET DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL

L’Ugict-CGT UES Axa IM

PARMI LES SYNDICATS, FAITES LA DIFFÉRENCE !