Dès le 30 avril dernier, la Direction d’AXA IM a annoncé aux salariés par courriel que seul un petit nombre de « volontaires » reviendrait travailler à Majunga à partir du 11 mai. Elle a évoqué aussi, dans un podcast du 6 mai dernier, l’importance de revenir sur site. Dans un même temps, très récemment, la Direction nous disait aussi que le télétravail avait été une réussite et que la productivité des salariés d’AXA IM n’avait pas faibli durant la période de confinement. Mais alors, pourquoi « un petit nombre » de salariés « volontaires » devrait-il revenir à Majunga ? L’Ugict-CGT avait demandé très tôt, lors de la CSSCT du 10 avril 2020, une prime de risque pour les salariés (des services généraux) ayant assuré une permanence sur site lors du confinement, et a réitéré cette demande lors des négociations sur le « Prime Macron 2020 » (voir notre tract), qui sont toujours en cours. La Direction en a dores et déjà refusé au seul motif que ces salariés sont « volontaires ».

Volontariat forcé ?

Les « volontaires » sont-ils vraiment volontaires? Depuis la semaine dernière, il nous a été rapporté qu’un certain nombre de salariés avaient été, parfois officiellement, et parfois aussi officieusement, sondés par leur hiérarchie sur leur désir éventuel d’être « volontaires ». Mais qui sont ces salariés, et pourquoi eux et pas d’autres ? Le salarié « volontaire » sera-t-il considéré comme plus méritant que le salarié «non-volontaire»?

Ce « volontariat » pousse les salariés à faire du zèle en espérant qu’ils seraient récompensé s par le bonus discrétionnaire. L’absence de prime de risque ouvre la porte à la discrimination dans la récompense des efforts exceptionnels lors de la crise sanitaire.

Le comble, c’est que la direction nous dit, pas de prime car d’une part le télétravail est basé sur  le volontariat, et en même temps  , elle nous dit que le déconfinement est du volontariat.

le télétravail et le déconfinement sont basés sur le volontariat …..Trouver l’erreur !

La prime de risque pour les salariés d’Axa IM travaillant sur site :

L’Ugict-CGT a été la première à demander une prime de risque pour les salariés assurant une permanence sur site lors de la période de confinement. Nous avons réitéré cette demande en revendiquant la “Prime Macron 2020”, dans la nouvelle limite de 2000€, pour prendre en compte les conditions de travail lors de la crise sanitaire.

Réponse de la Direction du 17 avril 2020 :

“Nous avons déjà donné notre position sur la prime demandée à savoir que nous n’y étions pas favorables. Toutes les mesures de sécurité sont prises pour assurer la santé des collaborateurs qui viennent sur site et une infirmière est présente en permanence sur la Tour en cas de problème. Par ailleurs, les collaborateurs ont la possibilité de ne pas prendre les transports en commun en utilisant leur propre véhicule (note de frais pour le parking) ou en prenant des taxis (note de frais). Une minorité de collaborateurs est concernée et cela se fait sur la base du volontariat. Il n’est donc pas envisagé de verser une telle prime.”

Les “négociations” sur la “Prime Macron” sont néanmoins toujours en cours.

A suivre…

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