Après presque 1 an de négociations (la première réunion a eu lieu le 22 juillet 2019), la Direction a enfin soumis son projet d’accord sur l’égalité professionnelle entre les Hommes et les Femmes chez Axa IM à la signature des organisations syndicales représentatives. Les signataires ont décidé de retirer toute référence au nouvel Index de l’égalité professionnelle entre les Hommes et les Femmes, mis en place récemment par le Ministère du Travail, au seul motif que l’index pour Axa IM a reculé de deux points en 2019 par rapport à l’année précédente parce que le PDV a fait sortir de nombreuses femmes Classes 7 les mieux payées (voir notre tract). L’accord ne prévoit aucun diagnostic pertinent permettant de constater les éventuels écarts de rémunération entre les genres, pour un travail de valeur égale, au sein de l’UES Axa IM. Autre “innovation” inventée par les signataires de cet accord : Désormais ce serait aux salariées d’Axa IM de prouver qu’ils sont sous-payés par rapport aux salariés du même “niveau de diplôme/formation, ancienneté, séniorité dans le poste, expérience/parcours professionnel(le), niveau de responsabilité, niveau de performance”, en saisissant une « Commission d’analyse de rémunération à la demande d’un salarié » (article 2.2.3). Ainsi, les signataires ont réinventé la notion d’égalité Hommes-Femmes, taillée sur-mesure pour Axa IM, en la rendant totalement individualisé et à charge de la salariée de prouver que sa situation serait défavorable. La DRH peut même refuser de réunir la Commission, si la demande de la salariée n’est pas “suffisamment motivée”. Comment la salarié peut-elle savoir si elle est sous-payée ou pas ? L’Ugict-CGT n’est pas signataire de l’accord, et rappelle que l’esprit de la Loi est de charger les partenaires sociaux, au niveau collectif sur la base des statistiques pertinentes, de réduire les écarts des rémunérations entre les Hommes et les Femmes effectuant un travail de valeur égale. Nous regrettons l’individualisation du sujet chez Axa IM, ce qui rend les salariées les grandes perdantes.

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